Le Selva Viva aux limites péruviennes de l’Amazone

Au mois de Mars dernier le Selva Viva s’est aventuré vers des contrées qu’il n’avait pas encore eu l’occasion d’explorer.

Parti d’Iquitos, il a emmené cinq passagers curieux et téméraires. Accompagnés par Jean-Patrick Costa ils sont descendus jusqu’aux limites péruviennes de l’Amazone, aux frontières du Brésil et de la Colombie.

Pas de programme établi pour cette croisière de découverte. Seules des étapes repérées au préalable sur les cartes devaient nous apporter leur lot de surprises et de rencontres.

C’était l’esprit premier de cette croisière ; suivre les cours d’eau, descendre l’Amazone et remonter ses affluents à la rencontre des personnes qui vivent du fleuve et avec le fleuve même si c’est parfois au détriment de la forêt.

Nous fîmes l’exploration de plusieurs rios : Cochiquina, Mayoruna, Atacuari, Choroyacu, Cajocuma, Apayacu.

Le long de ces rivières vivent les peuples Boras, qui eurent à cœur de nous faire partager leurs traditions, mais aussi les Huitotos, les Yaguas, les Achites. A ces populations indigènes était mêlée une importante communauté israélite descendue de la sierra il y a peu.

Les habitants des berges nous accompagnèrent volontiers à la recherche de la faune et de la flore de leur milieu environnant. Nous entrainant parfois à travers des entrelacs de canaux jusqu’à des petits villages perdus au cœur de la forêt et composés de cinq ou six familles seulement.

Il y eut bien cet accueil un peu particulier dans une communauté où il fallut parlementer à l’ombre des fusils. Le malentendu fut dissipé au cours d’une réunion solennelle et improvisée dans l’école du village. Sans parler de la fête qui s’en suivit le soir même.

Chaque sortie était l’occasion de surprendre singes, paresseux ou de nombreux oiseaux au sein d’une végétation luxuriante. Les dauphins nous attendaient à chaque embouchure de rio. Nous eûmes la chance de voir l’un des animaux les plus discrets et les plus farouches de l’Amazone : le lamantin.

Cette croisière fut aussi l’occasion de mettre un pied au Brésil et en Colombie en visitant les villes de Tabatinga et Léticia

C’est dans le secteur du rio Atacuari et du rio Cajocuma reliés entre eux par le Yacarité à la saison des hautes eaux que nous eûmes les meilleurs contacts.

Cette région riche en lagunes mériterait une visite un peu plus approfondie.

Il s’agissait d’une première approche et cela fera-t-il peut-être l’objet d’une nouvelle exploration du Selva Viva.

Publié dans Voyages éco-touristiques & solidaires
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